Editialis,
acteur majeur de la presse d’entreprise
Créé en 1976, le groupe Action commerciale, devenu
en juillet 2005 Editialis, est l’un des leaders de la presse
professionnelle en France.
Avec
9 magazines, cette société installée à
Boulogne-Billancourt depuis 14 ans est aujourd’hui une référence.
Rencontre
avec son président, Hervé Lenglart.
BBI
: Comment Editialis a-t-il été créé
?
Hervé
Lenglart : Editialis est né en juillet 2005 de la fusion
de deux spécialistes de la presse commerciale et marketing,
Action commerciale , que je préside depuis 1996 et AM édition
, racheté par notre groupe en janvier 2004. Le groupe compte
désormais onze titres, comme Artisans mag' , Chef d'entreprise
ou Marketing direct , qui couvrent les domaines du management
commercial et du recrutement des forces de vente mais aussi ceux
du marketing stratégique, du marketing opérationnel
et de la relation client (voir encadré «Les magazines
d'Éditialis»). A fin d'accompagner les entreprises
à tous les stades de leur développement, n otre
offre se scinde en trois pôles d'activités complémentaires
(Commercial/Marketing, TPE/PME, Recrutement).
BBI
: En quoi votre approche est-elle originale ?
H.L.
: La presse professionnelle est généralement verticale,
c'est-à-dire liée à un secteur d'activité.
Tel journal va s'adresser uniquement aux professionnels de l'informatique,
tel autre à ceux du textile… Nous avons choisi de
procéder différemment en adoptant une démarche
transversale. Nous prenons en compte le métier quel que
soit son secteur d'activité. Par exemple, Action commerciale
est destiné aux directeurs commerciaux de tous secteurs.
Dans articles, nous accompagnons les lecteurs du magazine dans
chacune des étapes de leur profession – recruter
les équipes, les former, les motiver, les manager... –
pour leur permettre d'être le plus performant possible.
BBI
: Quel est le traitement éditorial pour ces différents
titres ?
H.L.
: Nos titres consacrés au management reposent sur l'expérience
et le vécu des cadres. Nous déclinons des thématiques
variées comme « L'écologie fait-elle vendre
? », « Comment animer un réseau de distribution
? », enrichies par des avis d'experts. Quant aux magazines
pour les artisans et les commerçants, ils sont très
factuels. Notre raisonnement est simple : un artisan, avant d'être
plombier, boulanger ou maçon, est un chef d'entreprise.
Au quotidien, il doit faire face à des questions d'ordre
commercial, de marketing, de ressources humaines, de gestion…
D'où des articles type «boîte à outils»
- Faut-il laisser sa boutique allumée la nuit ? , Peut-on
avoir des marches à l'entrée de son magasin ? -
qui s'organisent autour de témoignages et de rubriques
telles que «Les cinq règles d'or».
Enfin,
le mensuel Chef d'entreprise , dernier-né de nos magazines,
est destiné aux dirigeants de PME de 10 à 100 salariés.
Il s'attache à apporter des réponses concrètes
aux problématiques qu'ils rencontrent tout au long de leur
vie d'entrepreneur. Ainsi, dans le dossier de décembre,
nous évoquons le rachat des entreprises à la barre
des tribunaux.
BBI
: Comment vos magazines sont-ils diffusés ?
H.L.
: Notre diffusion se fait à plus de 80 % par abonnement.
Par rapport à la presse grand public, ces diffusions peuvent
paraître modestes. Mais si on les compare à celles
de la presse professionnelle en général, elles sont
dans la moyenne par rapporta aux cibles que nous cherchons à
toucher.
De
manière générale, nous ne sommes pas en concurrence
avec la presse magazine. Par exemple, quand Capital réalise
un dossier sur «La rémunération dans les entreprises
», il indique les salaires des chirurgiens, des directeurs
de supermarché… Alors que nous, nous proposons uniquement
des articles ciblés sur les salaires des cadres commerciaux,
des artisans ou des commerçants. En résumé,
le lecteur non initié va s'ennuyer en lisant nos articles,
a contrario, notre lecteur reste sur sa faim en lisant la presse
grand public.
Nous
avons fait les bons choix. Notre groupe a toujours été
rentable. Depuis le début, nous suivons une politique d'acquisitions
et de créations cohérente. L'année 2005 a
été pour nous une période de transition avec
la fusion d' Action commerciale et d' AM édition , et notre
déménagement. 2006 sera une année de consolidation
et de confirmation du potentiel de nos marques.
BBI
: Qu'en est-il de l'équipe rédactionnelle ?
H.L.
: Nous produisons 80 % de notre contenu en interne avec 30 journalistes
salariés en CDI. Nous faisons peu appel à des pigistes.
La presse professionnelle demande des connaissances précises.
Nos journalistes ont des compétences économiques,
notamment sur la vie des entreprises. Certains sont spécialisés
dans les ressources humaines, d'autres dans le marketing direct
ou encore dans les nouvelles technologies.
Chacun
de nos titres compte une centaine de pages. Tous sont illustrés
selon le principe de la presse magazine, par des photos - souvent
des portraits -, des captures d'écrans, des organigrammes
et des graphiques. Technique ne veut pas dire ennuyeux !
BBI
: Vous organisez également des événements
?
H.L.
: Grâce à la force de nos marques, nous pouvons organiser
des événements pour notre compte. Ce sont les trophées
Action commerciale qui récompensent des initiatives réussies
en matière de motivation, formation des forces de vente,
marketing direct et externalisation commerciale. Ces prix sont
aussi l'occasion de distinguer le Manager commercial de l'année,
élu par les lecteurs d' Action commerciale . Ou encore,
les trophées de l'Innovation marketing qui mettent en avant
les démarches les plus innovantes. L'Homme marketing de
l'année est élu par les lecteurs de Marketing Magazine
et par des acteurs majeurs de la profession.
Nous
organisons aussi des événements - déjeuners
du marketing, séminaires ou rencontres - pour le compte
d'entreprises comme Pages jaunes, Bouygues telecom…
Enfin,
n'oublions pas Internet. Nous déclinons trois sites web
pour les journaux management avec des infos pratiques, des agendas,
une newsletter hebdomadaire et, pour nos abonnés, l'intégralité
du contenu du magazine.
Propos
recueillis par Estelle Nouel.